Albert pike ordo ab chao

Réveillons-nous de l'ORDO AB CHAO - Albert Pike

ALBERT PIKE LE FRANC-MAÇONET LE PLANNING LUCIFÉRIEN DU GOUVERNEMENT MONDIAL CONTRE LES LOIS AD-DIN D’ALLAH

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Il s’avère qu’Albert Pike Grand Pontife de la Franc-maçonnerie universelle ; Franc-maçon du 33e degré ; Grand Prêtre de l’Église Luciférienne s’est adressé aux hauts degrés de la maçonnerie de « Rite Palladique », lors des Instructions du Suprême Conseil de Charleston, aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés, pour annoncer les objectifs et buts de leur confrérie luciférienne, ainsi que leur politique de domination mondiale. Ce que tu vas lire est une abomination d’égarement sans fin, et la doctrine des francs-maçons actuelle. Voici l’intégralité du texte d’Albert Pike tel qu’il a été publié la première fois, dans l’ouvrage : L’Existence des loges de femmes, d’Adolphe Ricoux qui a pour pseudonyme de Léo Taxil), Téqui, 1891.

Instructions du Suprême Conseil de Charleston aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés

À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, dont le Nom en sept lettres est ineffable.

Liberté ! Égalité ! Fraternité !

Le Frère général Pike, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Su­prême Conseil de Charleston, premier Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien Accepté, générateur des 23 Suprêmes Conseils Confédérés établis sur les deux hémisphères, ayant en particulier la juridiction des États-Unis d’Amérique (sud), salue les très Illustres Frères très Puissants Souverains Commandeurs Grands Maîtres des 23 Suprêmes Conseils confédérés :

(Énumération d’une longue liste des chefs de la mécréance de l’époque)

1° Le Frère Henri T. Palmer, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Boston, pour la juridiction des États-Unis d’Amérique (nord) ;

2° Le Frère Manuel B. Bonilla, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Costa-Rica, pour la juridiction de l’Amérique Centrale ;

3° Le Frère comte de Lathom, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Londres, pour la juridiction de l’Angleterre, le Pays de Galles et les dépendances de la Grande-Bretagne ;

4° Le Frère Pierre Van Humbeeck, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Bruxelles, pour la juridiction de la Belgique et la Hollande ;

5° Le Frère Luiz Antonio Vieira da Silva, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Rio de Janeiro, pour la juridiction du Brésil ;

6° Le Frère Vacance de la Grande Maîtrise, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Hamilton, pour la juridiction du Dominion du Canada ;

7° Le Frère Benito Alamos Gonzalez, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Valparaiso, pour la juridiction du Chili ;

8° Le Frère don Ignacio-Zuazo, marquis d’Almeiras, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de la Havane, pour la juridiction de Cuba, Colon, Porto-Rico et les autres îles des Indes occidentales espagnoles ;

9° Le Frère comte de Rosslyn, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil d’Edimbourg, pour la juridiction de l’Écosse ;

10° Le Frère Léon Echeverria, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Bogota, pour la juridiction des États-Unis de Colombie ;

11° Le Frère Louis Proal, Très Puissant Souve­rain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Paris, pour la juridiction de la France et de ses dépendances ;

12° Le Frère Nicolas Damaschino, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil d’Athènes, pour la juridiction de la Grèce et les îles sous sa domination, y compris Corfou ;

13° Le Frère Étienne Rakowsky, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Budapest, pour la juridiction de la Hongrie ;

14° Le Frère John F. Townshend, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Dublin, pour la juridiction de l’Irlande ;

15° Le Frère Adriano Lemmi, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Rome, pour la juridiction de l’Italie, la Sicile et les autres îles italiennes ;

16° Le Frère Ignacio Manuel Altamirano, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Mexico, pour la juridiction du Mexique ;

17° Le Frère Francisco-Javier Mariategui, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Lima, pour la juridiction du Pérou ;

18° Le Frère Elias-Garcia José, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Lisbonne, pour la juridiction du Portugal et ses colonies ;

19° Le Frère     José Fernandez, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Buenos-Aires, pour la juridiction de la République Argentine ;

20° le Frère Jacinto de Castro, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Saint-Domingue, pour la juridiction de la République Dominicaine ;

21° Le Frère Louis Ruchonnet, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Lausanne, pour la juridiction de la Suisse en vingt-deux cantons confédérés ;

22° Le Frère Carlos de Castro, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Montevideo, pour la juridiction de la République orientale de l’Uruguay ;

23° Le Frère Joaquin Crespo, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Caracas, pour la juridiction des États-Unis de Vénézuéla.

Au nom et à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, le Frère Albert Pike rappelle à ses Très Illustres Frères que :

A. Le Suprême Conseil de Charleston, premier Suprême Conseil du Globe, créé le 31 mai 1801 sous le 33e degré de latitude nord, dans la Caro­line du Sud, aux États-Unis d’Amérique, a engendré :

- 1° le 22 septembre 1804, le Suprême Conseil de France, siégeant à Paris ;

- 2° le 5 mars 1805, le Suprême Conseil d’Italie, siégeant à Rome ;

- 3° le 4 juillet 1811, le Suprême Conseil d’Espagne, siégeant à Madrid, aujourd’hui séparé de la confédération, quoique pratiquant le Rite Écossais Ancien Accepté en 33 degrés ;

- 4° le 5 août 1813, le Suprême Conseil des États-Unis d’Amérique (nord), siégeant à Boston ;

- 5° le 11 juin 1826, le Suprême Conseil d’Irlande, siégeant à Dublin ;

- 6° le 24 juin 1859, le Suprême Conseil de Colon et Cuba siégeant à la Havane ;

B. Le Suprême Conseil de France, fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré :

- 1° le 11 mai 1817, le Suprême Conseil de Belgique siégeant à Bruxelles ;

- 2° le 6 mai 1846, le Suprême Conseil d’Écosse, siégeant à Edimbourg ;

- 3° le 25 novembre 1871, le Suprême Conseil de Hongrie, siégeant à Budapest, lequel dirige la Grande Loge Symbolique de ce pays ;

- 4° le 30 mai 1873, le Suprême Conseil de Suisse, siégeant à Lausanne ;

C. Le Suprême Conseil de Boston ou des États-Unis d’Amérique (nord), fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré : - le 2 février 1816, le Suprême Conseil d’Angleterre, siégeant à Londres ;

D. Le Suprême Conseil de Belgique, petit-fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré : - le 16 novembre 1829, le Suprême Conseil du Brésil, siégeant à Rio de Janeiro ;

E. Le Suprême Conseil du Brésil, arrière-petit-fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré :

- 1° le 6 mai 1812, le Suprême Conseil du Portugal, siégeant à Lisbonne ;

- 2° le 20 septembre 1856, le Suprême Conseil de l’Uruguay, siégeant à Montevideo ;

F. Le Suprême Conseil d’Angleterre, petit-fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré :

- le 16 octobre 1874, le Suprême Conseil du Canada, siégeant à Hamilton ;

G. Le Suprême Conseil de l’Uruguay, arrière-petit-fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré :

- le 15 décembre 1858, le Suprême Conseil de la République Argentine, siégeant à Buenos Aires ;

H. En outre, le Suprême Conseil de Charleston a adopté :

 - 1° le Suprême Conseil du Pérou, siégeant à Lima, lequel s’est constitué de lui-même, le 23 mars 1830, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 2° le Suprême Conseil de Colombie, siégeant à Bogota, lequel s’est constitué de lui-même, le 18 février 1833, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 3° le Suprême Conseil de la République Dominicaine, siégeant à Saint-Domingue, qui s’est constitué de lui-même, le 13 décembre 1861, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 4° le Suprême Conseil du Vénézuéla, siégeant à Caracas, lequel s’est constitué de lui-même, le 3 mai 1864, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 5° le Suprême Conseil de Grèce, siégeant à Athènes, lequel s’est constitué de lui-même, le 25 janvier 1867, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 6° le Suprême Conseil du Chili, siégeant à Valparaiso, lequel s’est constitué de lui-même, le 19 août 1870, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

- 7° le Suprême Conseil du Mexique, siégeant à Mexico, lequel s’est constitué de lui-même le 8 novembre 1878, et s’est rallié au Rite Écossais Ancien Accepté ;

I. Le Suprême Conseil du Vénézuéla, fils adop­tif du Suprême Conseil de Charleston, a engendré : - le 26 novembre 1870, le Suprême Conseil de l’Amérique Centrale, siégeant à Costa-Rica ;

 

J. Enfin, le Suprême Conseil d’Italie, fils du Suprême Conseil de Charleston, a engendré :

- 1° le 25 janvier 1878, le Suprême Conseil d’Égypte, siégeant au Caire ;

- 2° le 11 mai 1880, le Suprême Conseil de Tunisie, siégeant à Tunis ; - mais ces deux Suprêmes Conseils, demeurant sous la dépendance immédiate et directe du Suprême Conseil d’Italie, ne se rattachent qu’indirectement au Suprême Conseil de Charleston par la pratique du Rite Écossais Ancien Accepté.

Ainsi, le Suprême Conseil de Charleston a engendré lui-même ou fait engendrer, par les Suprêmes Conseils ses fils et petits-fils, 26 Suprêmes Conseils dont 3 ne sont pas rattachés à lui, et l’union des 23 autres Suprêmes Conseils avec lui constitue sur le globe la Confédération Souveraine de la Franc-maçonnerie du Rite Écossais Ancien Accepté, répandu et pratiqué de la sorte dans le plus grand nombre de pays des deux mondes.

(Génération luciférienne sur génération luciférienne ils s’engendrent entre eux s’auto transmettant leurs sciences issues de Lucifer, Iblis.)

Au surplus, le Suprême Conseil de Charleston entretient, comme Souveraine Puissance Maçonnique, des relations d’amitié fraternelle avec les Grands Orients et Grandes Loges de tous les Rites, qui veulent bien faire appel à ses lumières en vue de l’entente commune et de la direction du mouvement maçonnique pour l’anéantissement final de l’ennemi. C’est pourquoi, sans prétendre leur imposer ses instructions, le Frère Albert Pike, Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du premier Suprême Conseil du Globe, les recom­mande tout particulièrement aux Très Illustres Frères que la confiance de leurs Frères a placés à la tète des Grandes Loges et des Grands Orients ; Savoir :

Pour l’Amérique :

1° La Grande Loge du Canada, à Hamilton ;

2° La Grande Loge de Québec, à Québec ;

3° La Grande Loge de la Colombie britannique, à Victoria ;

4° La Grande Loge du Nouveau-Brunswick, à Saint-John ;

5° La Grande Loge de la Nouvelle-Écosse, à Halifax ;

6° La Grande Loge de l’Ile du Prince-Édouard, à Charlottetown ;

7° La Grande Loge de Manitoba, à Winnipeg ;

8° Le Grand Conseil des Maçons Oddfellows, à Ottawa ;

9° Le Grand Orient des États-Unis, à New York ;

10° Le Suprême Grand Conseil des Chevaliers Templiers, à New York ;

11° La Grande Loge du Missouri, à Boonville ;

12° La Grande Loge de l’Ohio, à Cincinnati ;

13° Le Grand Orient de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans ;

14° La Grande Loge de l’Alabama, à Montgomery ;

15° La Grande Loge d’Arizona, à Tueson ;

16° La Grande Loge de l’Arkansas, à Little Rock ;

17° La Grande Loge de Californie, à San-Fran­cisco ;

18° La Grande Loge de la Caroline du Nord, à Raleigh ;

19° La Grande Loge de la Caroline du Sud, à Charleston ;

20° La Grande Loge du Colorado, à Denver ;

21° La Grande Loge de Colombie, à Washington ;

22° La Grande Loge du Connecticut, à Hartford ;

23° La Grande Loge de Dakota, à Sioux-Falls ;

24° La Grande Loge de Delaware, à Wilmington ;

23° La Grande Loge de la Floride, à Jacksonville ;

26° La Grande Loge de la Géorgie, à Mâcon ;

27° La Grande Loge de l’Idaho, à Boise-City ;

28° La Grande Loge de l’Illinois, à Chicago ;

29° La Grande Loge de l’Indiana, à Indianapolis ;

30° La Grande Loge du Territoire Indien, à Atoka ;

31° La Grande Loge de l’Iowa, à Davenport ;

32° La Grande Loge du Kansas, à Topeka ;

33° La Grande Loge du Kentucky, à Louisville ;

34° La Grande Loge de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans ;

35° La Grande Loge du Maine, à Portland ;

36° La Grande Loge de Maryland, à Baltimore ;

37° La Grande Loge de Massachusetts, à Boston ;

38° La Grande Loge de Michigan, à Detroit ;

39° La Grande Loge de Minnesota, à Saint-Paul ;

40° La Grande Loge du Mississippi, à Jackson ;

41° La Grande Loge du Missouri, à Saint-Louis ;

42° La Grande Loge de Montana, à Helena ;

43° La Grande Loge de Nebraska, à Lincoln ;

44° La Grande Loge de Nevada, à Virginia-City ;

45° La Grande Loge de New Hampshire, à Manchester ;

46° La Grande Loge de New Jersey, à Trenton ;

47° La Grande Loge de New York, à New York ;

48° La Grande Loge du Nouveau Mexique, à Las Cruces ;

49° La Grande Loge de l’Ohio, à Cleveland ;

50° La Grande Loge de l’Oregon, à Portland ;

51° La Grande Loge de Pennsylvanie, à Philadelphie ;

52° La Grande Loge Rhode Island, à Providence ;

53° La grande Loge de Tennessee, à Nashville ;

54° La Grande Loge du Texas, à Houston ;

55° La Grande Loge de l’Utah, à Salt Lake City ;

56° La Grande Loge de Vermont, à Burlington ;

57° La Grande Loge de Virginie, à Richmond ;

58° La Grande Loge de Washington-Territoire, à Olympia ;

59° La Grande Loge de West-Virginia, à Wheeling ;

60° La Grande Loge de Wisconsin, à Milwaukee ;

61° La Grande Loge de Wyoming, à Evanston ;

62° La Grande Loge pour la Juridiction Sud des États-Unis d’Amérique, à Charleston ;

63° La Grande Loge pour la juridiction Nord des États-Unis d’Amérique, à Boston ;

64° La Grande Loge pour l’État de la Louisiane, à La Nouvelle-Orléans ;

65° La Grande Loge Unie de Colon et Cuba, à La Havane ;

66° La Grande Loge de Porto-Rico, à San Juan ;

67° La Loge Indépendante de Colon, à Colon-Aspinwall ;

68° Le Grand Orient de Haïti, à Port-au-Prince ;

69° Le Suprême Conseil néo-grenadin (État de Bolivar), à Carthagène ;

70° La Grande Loge du Pérou, à Lima ;

71° La Grande Loge Symbolique du Chili, à Valparaiso.

 

Pour l’Europe :

72° La Grande Loge Unie d’Angleterre, à Londres ;

73° Le Souverain Sanctuaire du Rite antique et primitif de Memphis et Misraïm pour la Grande-Bretagne et l’Irlande, à Withington, Manchester ;

74° La Grande Loge d’Écosse, à Edimbourg ;

75° La Grande Loge d’Irlande, à Dublin ;

76° La Grande Loge Nationale de Danemark, à Copenhague ;

77° La Grande Loge Nationale de Suède et Norvège, à Stockholm ;

78° Le Grand Orient de France (c’est-à-dire : son Grand Collège des Rites, du 33° degré), à Paris ;

79° La Grande Loge Symbolique, à Paris ;

80° Le Souverain Conseil Général du Rite de Misraïm pour la France et ses dépendances, à Paris ;

81° Le Grand Orient de Belgique, à Bruxelles ;

82° Le Grand Orient des Pays-Bas, à la Haye ;

83° Le Suprême Conseil du Luxembourg, à Luxembourg ;

84° La Grande Loge Nationale aux Trois-Globes, à Berlin ;

85° La Grande Loge Nationale d’Allemagne, à Berlin ;

86° La Grande Loge Royale de l’Amitié, à Berlin ;

87° La Grande Loge Nationale de Saxe, à Dresde ;

88° La Grande Loge le Soleil de Bavière, à Bayreuth ;

89° La Grande Loge de Hambourg, à Hambourg ;

90° La Grande Loge la Concorde de Darmstadt, à Darmstadt ;

91° La Grande Loge l’Union Eclectique de Francfort, à Francfort-sur-le-Main ;

92° La Grande Loge Alpina de Winterthur, à Genève ;

93° Le Grand Orient National d’Espagne et son Suprême Conseil du 33e degré, à Madrid ;

94° Le Grand Orient d’Espagne, sa Grande Loge Symbolique et son Suprême Conseil du 33e degré, à Madrid ;

95° La Grande Loge Indépendante espagnole, à Séville ;

96° Le Souverain Sanctuaire de l’antique et primitif Rite Oriental de Memphis et Misraïm, à Naples.

Pour l’Afrique :

97° La Grande Loge de Liberia, à Monrovia.

Pour l’Océanie :

98° La Grande Loge de l’Australie du Sud, à Adélaïde ;

99° La Grande Loge de la Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney ;

100° La Grande Loge de Victoria, à Melbourne.

Ainsi, le Suprême Conseil de Charleston est, pour les 23 Suprêmes Conseils confédérés avec lui, et pour les 100 Grands Orients et Grandes Loges des divers Rites, le foyer de la Vraie Lumière Maçonnique, illuminant chaque jour davantage l’Amérique, l’Europe, l’Afrique, l’Océanie, et indirectement les colonies asiatiques.

Du Grand Orient du Suprême Conseil des Très Puissants Souverains, Grands Inspecteurs Généraux du 33° et dernier degré du Rite Ecossais Ancien Accepté de la Franc-maçonnerie pour la juridiction sud des États-Unis d’Amérique, sous le point vertical du zénith correspondant au 33° degré de latitude nord, en la vallée de Charleston, Caroline du Sud.

L’orgueilleux dans toute sa splendeur, voilà comment Pike se définit.

Nous, Maître Expert de la Grande Loge Symbolique , Maître Secret , Maître Parfait , Secrétaire Intime , Prévôt et Juge , Intendant des Bâtiments , Maître Élu des Neuf , Illustre Élu des Quinze , Sublime Chevalier Élu, Chef des Douze Tribus , Grand Maître Architecte , Chevalier Royale-Arche , Grand Élu Écossais de la Voûte Sacrée, Parfait et Sublime Maçon , Chevalier d’Orient ou de l’Épée , Prince de Jérusalem , Chevalier d’Orient et d’Occident , Chevalier et Souverain Prince Rose-Croix , Grand Pontife de la Jérusalem Céleste , Grand Patriarche, Vénérable Maître ad vitam de toutes les Loges Symboliques , Chevalier Prussien Noachite, Grand Maître de la Clef , Prince du Liban, Royale-Hache , Chef du Tabernacle , Prince du Tabernacle , Chevalier du Serpent d’Airain , Prince de Merci, Chevalier Écossais Trinitaire , Souverain Commandeur du Temple , Chevalier du Soleil Prince Adepte , Chevalier de Saint-André, ou Grand Ecossais de Saint André d’Écosse , Grand Élu Chevalier Kadosch, Parfait Initié , Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur , Très Eclairé et Sublime Prince du Royal-Secret , Souverain Grand Inspecteur Général, 33e et dernier degré , Très Puissant Souverain Commandeur Grand Maître du Suprême Conseil de Charleston, premier Suprême Conseil du Globe , Grand Maître Conservateur du Palladium Sacré , Souverain Pontife de la Franc-maçonnerie Universelle, en la trente unième année de Notre Pontificat , Assisté des Très Illustres, Très Éclairés et Très Sublimes Frères Albert G. Mackey, Frédéric Webber, William W. Upton, Josiah Essex, Ro­bert  F. Crowell, Thomas L. Tullock, Philéas Walder, Goldsborongh Bruff, William M. Ireland et Richard W. Thompson, Souverains Grands Inspecteurs Généraux, Mages Élus com­posant le Sérénissime Grand Collège des Maçons Émérites, Conseil de notre phalange d’élite et bataillon sacré de l’Ordre.

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À tous les Très Illustres Souverains Grands Inspecteurs Généraux, membres des Suprêmes Conseils confédérés du Rite Écossais Ancien Accepté, et à tous les Très Illustres, Vaillants et Éclairés Frères dirigeant les Grandes Loges ou chefs secrets des Grands Orients des divers pays répandus sur la surface des deux hémisphères, qui ces présentes verront :

Santé ! Stabilité ! Pouvoir !

Poursuivant notre œuvre avec plus d’énergie que jamais, malgré le poids des années, Nous voulons laisser à Nos Frères Très Eclairés Nos instructions et Nos avis fraternels pour la bonne direction des Ateliers Supérieurs de l’Ordre. Dans la Franc-maçonnerie il est deux devises :

 

Ordo Ab Chao,

L’ordre par le chaos, qui est la devise divine du Grand Architecte de l’Univers.

Deus Meumque Jus,

Qui est la devise humaine des Francs-maçons parvenus aux hauts grades. La devise « DEUS MEUMQUE JUS » figure parmi les « critères de régularité » du Rite Ecossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.), comme il est écrit dans les Règlements Généraux du Suprême Conseil de France et dans la résolution adoptée par les Suprêmes Conseils réunis à Paris en 1996. Devise de la monarchie britannique depuis Henri V (roi d’Angleterre de 1413 à 1422)

Le Grand Architecte, en organisant l’Univers, a tiré l’Ordre du chaos. Nous nous inclinons avec admiration devant ses œuvres si belles et en même temps si raisonnables. D’autre part, chacun de nous réclame Dieu* et son droit. Et nous avons, à plusieurs reprises, eu soin d’inscrire notre devise humaine par ses seules initiales, afin de leur donner une seconde interprétation mystique révélée aux seuls Parfaits Initiés.

Cette interprétation mystique ne devra pas être portée à la connaissance des Frères ayant un grade inférieur à celui de Chevalier Kadosch. Et, à ce propos, Nous vous rappelons que, si vous jugez qu’un profane ne puisse,

intellectuellement parlant, s’élever jamais à la hauteur du degré de Chevalier Kadosch, il faut bien vous garder de l’initier même au grade d’Apprenti ; car jamais vous ne pourrez en faire un vrai Maçon.

Donc, nous formulons ainsi notre devise humaine : D. M. I., et nous l’expliquons ésotériquement par :

 

Destruction, Matérialisation, Imposition.

 

En d’autres termes, il faut Imposer, par le travail maçonnique, la Destruction de tout ce que la Matérialisation n’atteint pas.

Les trois points qui suivent chacune de ces trois initiales signifient que le travail maçonnique de Destruction, de Matérialisation et d’imposition est triple.

I. Destruction :

1° De La Superstition ;

2° De La Tyrannie Politique ;

3° De L’anti-Maçonnisme.

II. Matérialisation :

1° De La Conscience ;

2° De L’état ;

3° De L’enseignement.

III. Imposition :

1° à la Famille ;

2° à la Nation ;

3° à l’Humanité.

C’est pourquoi, le travail maçonnique doit consister, par tous les moyens quels qu’ils soient, à imposer pratiquement à la Famille d’abord, à la Nation ensuite, et à l’humanité enfin, la Destruction : de la Superstition, là où la Matérialisation n’a pu faire son œuvre sur la Conscience ; de la Tyrannie Politique, là où l’État n’a pu être matérialisé ; de l’Anti-Maçonnisme, là où l’Enseignement n’a pu être atteint par la matérialisation.

Tel est l’ordre de mise en pratique du D. M. I. qui résume en trois lettres notre loi.

Il est absolument nécessaire de ne laisser parvenir au grade de Chevalier Kadosch que des Frères choisis parmi ceux qui sont intimement convaincus de l’existence d’une Cause Première. Retenez au grade de Rose-Croix tous ceux dont l’âme vous paraît s’ouvrir à la Vraie Lumière, mais qui ont néanmoins de la lenteur à comprendre ; instruisez-les graduellement, soumettez leur intelligence à des épreuves, exposez-leur surtout le rôle du feu, agent actif de la nature ; mais ne les pressez pas.

Les athées nous sont bons comme auxiliaires, mais dans les Loges Symboliques seulement. Il faut leur dire que, si, par le premier article de la Déclaration de Principes du 22 septembre 1875, nous avons proclamé l’existence d’un principe Créateur, sous le nom de Grand Architecte de l’Univers, c’est uniquement pour attirer à l’Ordre l’adhésion des croyants libéraux et faire preuve de tolérance envers tous les cultes. Mais n’agissez qu’avec la plus grande prudence vis-à-vis des athées ; ils sont plus difficiles à convaincre que les hommes qui, croyant à la divinité, en ont une fausse idée. L’idée de ceux-ci peut à la longue se rectifier ; l’athée, au contraire, s’obstine dans sa négation. Ne vous servez donc des athées que pour les œuvres politiques, et ne leur confiez jamais le soin de faire en loge des conférences sur les questions philosophiques.

 C’est avec le plus grand soin qu’il est nécessaire de choisir les adeptes. Dans beaucoup d’orients, on les prend trop au hasard ; aussi tardons-nous à atteindre le but. Ne conférez la Maîtrise qu’au Compagnon qui se connaît lui-même. Sur le fronton des anciens temples, érigés au Dieu* de la Lumière, on lisait cette inscription en deux mots : « Connais-toi ». Nous donnons le même conseil à tout homme qui veut s’approcher de la science.

 

N’initiez jamais au troisième degré l’homme qui, malgré les enseignements reçus aux deux grades précédents, est demeuré esclave des préjugés du monde profane. Il ne parviendra jamais tant qu’il ne se réformera pas. Au grade de Compagnon, vous lui ouvrez les portes des Loges d’Adoption ; là, vous le jugerez bien. Vous verrez si ses préjugés tombent. S’il reste esclave de ses passions, s’il s’attache exclusivement à une femme, ne vous préoccupez plus de lui, vous perdriez votre temps. Il ne saurait être un adepte ; car le mot « adepte » signifie

celui qui est parvenu par sa volonté et par ses œuvres, qui méprise les préjugés et qui triomphe de ses passions.

L’homme qui a peur de perdre ses idées ; celui qui redoute les vérités nouvelles et qui n’est pas disposé à douter de tout plutôt que d’admettre quelque chose au hasard, celui-là n’est point pour nous.

S’il soupçonnait notre secret, il le comprendrait mal ; son âme timide en serait troublée. Il deviendrait dangereux.

Aussi, dès que vous sentez que vous vous êtes mépris sur le caractère et le tempérament d’un homme à qui vous avez conféré le premier grade et même le second, excluez-le adroitement, mais impitoyablement, en faisant naître des prétextes quelconques d’élimination.

On ne montre pas la lumière aux oiseaux de nuit. La leur montrer, c’est la leur cacher ; car elle les aveugle et devient pour eux plus obscure que les ténèbres.

Notre science est la science traditionnelle des secrets de la nature ; elle nous vient des mages, adorateurs d’Ormudz, nom persan du Principe du Bien, du Génie de la Lumière. Il ne faut donc la communiquer qu’à bon escient et avec des précautions infinies, attendu qu’au moyen de cette science, l’adepte se trouve investi d’une sorte de toute-puissance et peut agir surhumainement, c’est-à-dire d’une manière qui passe la portée commune des hommes.

Pour parvenir au sanctuaire de notre Dieu*, quatre qualités sont indispensables :

1° une intelligence éclairée par l’étude ; 2° une audace que rien n’arrête ; 3° une volonté que rien ne brise ; 4° une discrétion que rien ne puisse corrompre ou enivrer.

SAVOIR, OSER, VOULOIR, SE TAIRE.

 

Voilà les quatre verbes du mage qui sont écrits dans les quatre formes symboliques du sphinx.

La première science étant la connaissance de soi-même, la première aussi de toutes les œuvres de la science, celle qui renferme toutes les autres, c’est la création de soi-même. L’adepte doit dépouiller le vieil homme profane et se créer une humanité nouvelle. De même que l’homme ne devient le roi des animaux qu’en les domptant ou en les apprivoisant, sous peine d’en devenir la victime ou l’esclave, de même l’homme doit vaincre ses passions, dont les animaux sont la figure, doit commander à toutes les forces instinctives de la nature, sous peine d’être broyé par elles.

Celui qui aspire à devenir un vrai Maçon doit être, dirons-nous, l’héritier du sphinx ; il doit en avoir la tête humaine pour posséder la parole, les ailes d’aigle pour conquérir les hauteurs, les flancs de taureau pour labourer les profondeurs, et les griffes de lion pour se faire place à droite et à gauche, en avant et en arrière.

À la science de Faust, le vrai Maçon joindra l’impassibilité de Job. Il piétinera la superstition  dans son cœur. Il sera sans indécisions et sans caprices. Il n’acceptera le plaisir que lorsqu’il le voudra, et il ne le voudra que lorsqu’il le devra. Nous recommandons très instamment de multiplier les Loges d’Adoption. Elles sont indispensables pour former des Maçons bien maîtres d’eux-mêmes. Le prêtre essaye de dompter sa chair en s’astreignant au célibat ; il commet là un crime social, et, en même temps, il entreprend contre la nature une lutte impossible. Le vrai Maçon, au contraire, arrive à la perfection, c’est-à-dire à se dominer, en employant son zèle dans les Loges d’Adoption à se soumettre aux épreuves naturelles. Le commerce avec la femme commune à tous ses Frères lui fait une cuirasse contre les passions qui égarent le cœur. Celui-là seul peut vraiment posséder la volupté de l’amour, qui a vaincu, par l’usage fréquent, l’amour de la volupté. Pouvoir, à volonté, user et s’abstenir, c’est pouvoir deux fois. La femme t’enchaîne par tes désirs, dirons-nous à l’adepte ; eh bien, use des femmes souvent et sans passion ; tu deviendras ainsi Maître de tes désirs, et tu enchaîneras la femme. D’où il résulte que le vrai Maçon parviendra facilement à résoudre le problème de la chair, que le prêtre ne résoudra jamais ; et c’est lui qui sera le vainqueur et le sage, parce qu’il aura pris, contrairement au prêtre, l’épée triomphante et raisonnable de l’action, au lieu du bouclier absurde de l’abstention systématique, arme défensive vouée d’avance à la défaite.

Dans la question du choix des adeptes, la Maîtrise est le premier degré important. Les grades d’Apprenti, Compagnon et Maître sont dans tous les rites : les deux premiers ont leur signification au point de vue doctrinal, et l’on ne saurait les supprimer ; mais ils sont avant tout, les grades préparateurs de la Maîtrise.

Aussi, les officiers qui confèrent le troisième degré à un Frère peu disposé à comprendre et incapable de se vaincre, sont impardonnables.

Évidemment il n’est pas de nécessité absolue que l’homme que vous allez diriger vers les hauts grades soit immédiatement parfait et ait compris notre secret dès son entrée dans la Maçonnerie. Ce que Nous vous demandons, c’est de l’observer avec le plus grand soin pendant son Apprentissage, d’abord, et de faire, ensuite, de la Loge d’Adoption, où il pénétrera quand il sera Compagnon, votre critérium, votre instrument de contrôle infaillible. L’Atelier de Frères, qui ne s’annexe pas une Loge de Sœurs, est un Atelier incomplet, destiné fatalement à ne jamais perfectionner ses membres ; il ne produira que des Maçons, dont la politique sera le principal souci, qui se préoccuperont surtout des intrigues et des compétitions, qui s’agiteront dans le vide, qui avanceront tantôt de trois pas pour reculer après d’autant, en un mot, qui feront du mauvais travail et dont la politique sera incohérente.

Ce qui est indispensable, aussi, c’est de faire élire comme officier de Loge, au moins au Vénérable et aux fonctions d’Orateur, des Frères pourvus des hauts grades ; car le Vénérable et l’Orateur sont les conducteurs des Apprentis et des Compagnons vers la lumière de la Maîtrise, qui n’est elle-même qu’un pâle reflet de la Vraie Lumière. Or, des aveugles ne peuvent conduire des aveugles, et le chemin de la lumière est perdu, quand les guides portent encore un bandeau sur les yeux. Pour faire quelque chose, il faut savoir ce que l’on veut faire ou du moins avoir foi en quelqu’un qui le sait ; mais comment risquerait-on sa vie à l’aventure et suivrait-on au hasard celui qui ne sait pas lui-même où il va ?

Une fois que, par l’observation, vous aurez acquis la certitude que votre homme peut, sans inconvénient, être conduit à la parfaite initiation du Chevalier Kadosch, conférez-lui la Maîtrise, commencez à soulever pour lui un coin du voile ; et si vraiment vous le jugez digne de recevoir un jour la révélation, vous lui ferez connaître le Verbe, au grade de Rose-Croix.

Nous appelons Verbe ou Parole le voile essentiel de l’être et le signe caractéristique de la vie. Toute forme est le voile d’un verbe, parce que l’idée mère d’un verbe est l’unique raison d’être des formes. Toute figure est un caractère, tout caractère appartient et retourne à un verbe. C’est pourquoi les anciens sages avaient formulé leur dogme unique en ces termes : « Ce qui est au-dessus est comme ce qui est au-dessous, et ce qui est au-dessous est comme ce qui est au-dessus. » Notre Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) est comme le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) des prêtres, et pourtant celui-là n’est pas celui-ci ; ils sont semblables, quant à leur éternité et à leur puissance surnaturelle ; mais il n’y a pas identité entre eux. À telle lumière répond telle obscurité ; au feu s’oppose l’eau ; l’ordre n’est l’ordre, que parce qu’il a contre lui le chaos qui lutte pour l’absorber.

Mais, logiquement, la lumière remportera le triomphe final sur les ténèbres, en les repoussant et les enchaînant à jamais aux extrêmes confins de l’immensité ; le feu sortira vainqueur de sa lutte contre l’eau, en la dissolvant et reculant les limites de son domaine. L’ordre régnera sur le chaos écrasé, non détruit. Telle est la loi suprême, le destin inéluctable.

Mais il faut néanmoins reconnaître que les deux opposés sont semblables, comme essence. La forme est proportionnelle à l’idée ; l’ombre est la mesure du corps calculée avec sa relation au rayon lumineux ; le fourreau est aussi profond que l’épée est longue ; la négation est proportionnelle à l’affirmation contraire ; la production est égale à la destruction dans le mouvement qui conserve la vie, et il n’y a pas un point dans l’espace infini qui ne soit le centre d’un cercle dont la circonférence s’agrandit et recule indéfiniment dans l’espace.

Ce qui est dans le surnaturel est reproduit dans l’humanité, en des proportions moindres, il est vrai. Toute individualité est donc indéfiniment perfectible, puisque le moral est analogique à l’ordre physique, et puisqu’on ne saurait concevoir un point qui ne puisse se dilater, s’agrandir et jeter des rayons dans un cercle philosophiquement infini. Par conséquent, le Compagnon éprouvé dont vous aurez fait un Maître, et qui, Maître, aurait été jugé digne de devenir Rose-Croix, est perfectible entre vos mains et sera le Kadosch de la sainte initiation, l’Élu qui connaîtra la Vraie Lumière, parce que le regard de ses yeux lucide aura traversé le voile du Verbe.

Pour distinguer le Futur Élu, le Futur Kadosch, dès le grade de Maître, vous vous attacherez à discerner les Frères doués d’une imagination ardente, et vous négligerez les esprits terre à terre. L’imagination est en effet, comme l’œil de l’âme. L’homme, dont le cerveau ne travaille pas à la découverte des grands mystères, possède une âme incomplète, une âme irrémédiablement frappée de cécité. C’est l’imagination qui est la plus forte puissance intellectuelle, et c’est elle qui fait triompher même physiquement. Êtes-vous en danger dans une bataille ? Croyez-vous invulnérables comme Achille, et vous serez vraiment invulnérables. La peur attire les balles, et le courage fait rebrousser chemin aux boulets. Le vrai Maçon est audacieux, et il triomphera, parce que, grâce à son imagination ardente, il verra la vérité avant même qu’elle ait paru devant les yeux de son corps. Toute la question est de diriger vers la saine raison l’imagination de l’adepte.

Le prêtre qui obscurcit la conscience du fidèle en lui imposant des dogmes que la raison ne peut expliquer, fait de ce fidèle, s’il a une imagination ardente, un fou. Au contraire, l’imagination appliquée à la raison, c’est le génie* (djinn/diable).

En résumé, Nous ne saurions trop insister sur ce point : le succès dépend du choix des adeptes, et, pour bien choisir les adeptes, pour avoir de bons Maîtres qui seront ensuite d’excellents Rose-Croix et enfin de parfaits Kadosch, il faut que les Ateliers pratiquent la Maçonnerie dans son intégralité, chaque

Atelier ayant sa Loge d’Adoption, qui est le meilleur moyen de contrôle de la perfectibilité des Compagnons, et il faut que les Ateliers aient, en outre, à leur tête, au moins un Chevalier Kadosch, c’est-à-dire un Maçon ayant reçu la Vraie Lumière.

 

Nous avons examiné avec très grand soin les Annuaires du Grand Orient de France, que le Grand Collège des Rites nous envoie régulièrement, et Nous avons constaté que, dans les Loges Symboliques du Rite Français, le Vénérable est souvent un Maître, très rarement un Rose-Croix, presque jamais un Chevalier Kadosch. Nous voyons là la cause des agitations stériles, qui condamnent le Rite Français à piétiner sur place. Aussi, dans la Maçonnerie Française, où ce rite possède 379 Ateliers, tandis que le Rite Ecossais en a 116 seulement, le progrès est d’une lenteur désolante, et les Loges sont, Nous avons le devoir de le dire, envahies par les brouillons politiques. Les résultats acquis sur le terrain gouvernemental de la nation manquent de stabilité ; l’ennemi peut, sans cesse, préparer un retour offensif ; une bonne loi, dont le vote parlementaire a été amené par le concert maçonnique, est mal appliquée ou même ne tarde pas à tomber en désuétude. Cela tient à ce que, dans le Rite Français, l’orient de l’Atelier, au lieu d’être, comme cela est indispensable, un foyer de lumière, est occupé, neuf fois sur dix, par des officiers dont les yeux sont encore clignotants.

 

En cette année (1889), le Conseil de l’Ordre, au Grand Orient de France, compte 15 Maîtres, 3 Rose-Croix, 2 Chevaliers Kadosch, et 13 Souverains Grands Inspecteurs Généraux. Il y a là un progrès sur les années précédentes ; mais, au sein de ce conseil administratif, les Frères ayant reçu la parfaite initiation, c’est-à-dire les Chevaliers Kadosch et les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, sont encore en nombre égal à celui des simples Maîtres ; de sorte que la majorité dépend des 3 Rose-Croix, c’est-à-dire de 3 Frères dont l’instruction maçonnique n’est pas terminée. Cette situation est profondément regrettable.

Il faut absolument que le Rite Français s’inspire mieux des traditions de l’Ordre. Sinon, il végétera dans l’impuissance, et les temples des autres rites, dans les contrées autres que la France, continueront avec douleur, à fermer leurs portes aux imparfaits initiés de ce Grand Orient. D’autre part, il faut éviter aussi de passer d’un extrême à un autre. En France, du moins, dans la plupart des Loges du Rite Français, on a trop de tendances à professer un scepticisme absolu. C’est ainsi qu’on Nous a communiqué des planches de convocation d’Ateliers, où ne figure pas la formule : « À la gloire du Grand Architecte de l’Univers ».

Dès 1877, nous avions malheureusement prévu qu’on en viendrait là. Jusqu’en cette année 1877, le premier article de la Constitution du Rite Français portait : « La Franc-maçonnerie a pour principes l’existence de Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), l’immortalité de l’âme et la solidarité humaine. » Le Convent de septembre 1877, au Grand Orient de France, supprima l’affirmation de la divinité, et vota que l’article premier de la Constitution du Rite Français porterait : « La Franc-maçonnerie a pour principes la liberté absolue de conscience et la solidarité humaine. »

En 1884, le Convent annuel des Loges du Rite Français aggrava encore cette suppression de l’affirmation de la divinité, en introduisant ceci dans la rédaction du dit premier article : « Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, la Franc-maçonnerie se refuse à toute affirmation dogmatique. » Voilà certainement un excès, que Nous réprouvons de toutes nos forces.

Mais, par contre, en Italie et en Espagne, de nombreux Frères, bien intentionnés, sans doute, pèchent par l’excès contraire, et leur erreur mérite d’être relevée.

En effet, ces Frères, mues par une légitime haine contre le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) des prêtres, glorifient son adversaire sous le nom de Satan, et en lui conservant la situation et le rôle d’un ange déchu, révolté. Il y a là une hérésie manifeste. Le mot de Satan, ayant été inventé par l’imposture sacerdotale et s’appliquant à un être surnaturel subalterne ou  Diable, ce mot n’a pas lieu d’être prononcé, ne doit pas être prononcé en Maçonnerie.

 

On Nous a signalé une Loge de Gênes qui a poussé l’inconscience jusqu’à arborer dans une manifestation publique une bannière portant : Gloire à Satan ! À Milan, des Frères Maçons ont, dans une fête, fait exécuter et ont chanté un Hymne à Satan. D’Espagne, on Nous a fait hommage d’une poésie signée par le Frère Bartrina, poésie dont voici le texte :REHABILITACION

Solo estaba Satan en el infierno

Siglos hacia, cuando entro Caïn ;

Ambos a Dios juraron odio eterno

Y dar juraron a su imperio fin.

- Soy la revolucion, por Dios maldita,

Desterrada por Dios, dijo Satan.

- Soy et trabajo que a ese Dios irrita,

Dijo et terrible Vastago de Adan.

Miraronse : en la luz de la mirada

Brillo rayo de colera en los dos.

Y la raza de Abel tremblo asustada,

Y hasta en su trono estremeciose Dios.

La maldicion divina con su peso

No los hundio. - Raza de Abel, atras!

Plaza al triunfante carro del progreso,

Quo arrastra Caïn y empuja Satanas !

« Il était seul dans l'ombre infernale

— depuis longtemps, Satan, quand entra Caïn.

— Ils jurèrent à Dieu* une haine éternelle, et qu'à son règne ils y

mettraient fin. La Révolution révoltée contre Dieu*,

— et par Dieu* maudite, c'est moi dit Satan. « Je suis, moi, le

travail, celui d'en haut me déteste, répliqua le rejeton terrible d'Adam. »

Puis ils se contemplèrent

— pleins d'une colère flambante

— leurs yeux lancent comme un éclair un regard farouche. La race d'Abel tremble apeurée.

Sur son trône, là-haut, Dieu* tressaille.

La malédiction divine menace.

— Elle ne les mate pas. Fils d'Abel arrière ! le Progrès sur son char

triomphal passe. Caïn tire et toi, Satan, tu pousses ! »

Certes, ces vers sont animés par un souffle généreux ; mais ils sont en opposition directe à l’orthodoxie maçonnique.

 

Les égarés qui glorifient Satan considèrent, en général, que le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) des prêtres a manqué à de prétendues promesses faites par lui à l’humanité, et, en présence de la désertion de ce Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), ils font appel au  Diable. Tel est le système de la goétie, qui est une aberration, qui est la démonomanie.

Existe-t-il un  Diable ? - Les prêtres disent : Oui. - Nous répondons : Non.

Qu’est-ce que le  Diable ? - C’est, disent les prêtres, le prince des anges, qui s’est révolté par orgueil contre Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), et qui, ayant été vaincu par l’archange Mikaël, a été, pour son châtiment, précipité en Enfer, où il est condamné à rôtir éternellement en la compagnie d’autres anges, ses complices, devenus des démons, et de ceux d’entre les humains qui n’ont pas vécu selon la loi des prêtres. Or, cette légende sacerdotale est un infâme mensonge, et nos Frères qui glorifient Satan n’aboutissent, en réalité, qu’à consacrer l’imposture et à nous nuire maladroitement dans l’opinion de la multitude ignorante.

C’est pourquoi Nous condamnons, de la façon la plus formelle, la doctrine du Satanisme, qui est une divagation de nature à faire le jeu des prêtres. Les Francs-maçons satanistes donnent, sans s’en douter, des armes contre la Franc-maçonnerie.

Ce que nous devons dire à la foule, c’est : Nous adorons un Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), mais c’est le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) que l`on adore sans superstition.

À vous, Souverains Grands Inspecteurs Généraux, Nous disons, pour que vous le répétiez aux Frères des 32e, 31e et 30e degrés : La religion maçonnique doit être, par nous tous, initiés des hauts grades, maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne.

Car le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) Lucifer de la théurgie moderne n’est pas le démon Satan de la vieille goétie. Nous sommes Ré-Théurgistes Optimates, et non praticiens de la magie noire.

Les prêtres, en inventant Satan, ont créé les sorciers, leurs sanglants sacrifices du Moyen-âge, leurs folles assemblées, leurs criminels et horribles conventicules de goules et de striges. Mais il y a deux magies : la magie lumineuse, et la magie des ténèbres. Il est vrai que les prêtres, lorsqu’ils ont eu l’omnipotence, ont persécuté également les mages de la sagesse et les mages de la folie, ont brûlé les Templiers, nos pères, aussi bien que les sorciers, oubliant que ces derniers, sans eux, n’eussent pas existé.

 

La magie créatrice du démon, cette magie qui a dicté le Grimoire du pape Honorius, 1' Enchiri­dion de Léon III, les exorcismes de l’Église catholique, les réquisitoires des Laubardemont, les sentences de Torquemada, cette magie n’est pas la nôtre ; cette horreur, cette démence, avec son cortège de turpitudes et de cauchemars, c’est la Rome papale qui doit en porter la responsabilité. Elle a été enfantée par Adonaï, calomniateur de Lucifer. Dans sa rage contre son éternel et magnanime antagoniste, le Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) Mauvais a bouleversé chez les hommes superstitieux la notion des choses saintes, il a nié la divinité du

Père du Bien et l’a appelé le Mal. Il a voulu écraser la raison sous les pieds de la crédulité aveugle.

Il a perverti le sens de toutes choses, il a porté son chaos jusque dans la logique des mots.

L’hypocrisie a été par lui transformée en sainteté ; le vice, en vertu ; le mensonge, en vérité ; le caprice et l’arbitraire, en justice ; la divagation et la foi de l’absurde, en science théologique. La nuit a osé appeler nuit le jour ; ténèbres, la lumière ; licence, la liberté ; erreur, la philosophie. L’orgueil, qui se prétend infaillible et se cantonne dans l’obscurité de ses dogmes illogiques et antinaturels, l’orgueil superbe a eu le cynisme de nommer orgueil l’humble raison qui doute, qui ne croit que lorsqu’elle est sûre, qui n’émet une affirmation que lorsque la preuve des faits a été irrévocablement donnée par la science ; oui, Adonaï et ses prêtres ont jeté au Ciel de notre Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) toutes les boues de leur impudence, en qualifiant d’orgueilleuse l’intelligence raisonnable, qui cherche la solution des grands problèmes, qui marche sans cesse à une découverte nouvelle, qui est toujours insatiable de vérité.

Si Lucifer n’était point Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), Adonaï, dont tous les actes attestent la cruauté, la perfidie, la haine de l’homme, la barbarie, la répulsion pour la science, si Lucifer n’était point Dieu, Adonaï et ses prêtres le calomnieraient-ils ? Oui, Lucifer est Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter), et malheureusement Adonaï l’est aussi. Car la loi éternelle est qu’il n’y a pas de splendeur sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir ; car l’absolu ne peut exister que comme deux ; car les ténèbres sont nécessaires à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue, comme le frein à la locomotive. En dynamique analogique et universelle, on ne s’appuie que sur ce qui résiste. Aussi l’Univers est-il balancé par deux forces qui le maintiennent en équilibre : la force qui attire et celle qui repousse. Ces deux forces existent en physique, en philosophie et en religion. Et la réalité scientifique du dualisme divin est démontrée par les phénomènes de la polarité et par la loi universelle des sympathies et des antipathies. C’est pourquoi les disciples intelligents de Zoroastre, ainsi qu’après eux les Gnostiques, les Manichéens, les Templiers ont admis, comme seule conception métaphysique logique, le système des deux principes divins se combattant de toute éternité, et l’on ne peut croire l’un inférieur à l’autre en puissance. Donc, la doctrine du Satanisme est une hérésie ; et la vraie et pure religion philosophique, c’est la croyance en Lucifer, égal d’Adonaï, mais Lucifer Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) de Lumière et Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) du Bien, luttant pour l’humanité contre Adonaï Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) des Ténèbres et Dieu (*Deus/Zeus/Jupiter) du Mal....

 

Donné au Grand Orient de Charleston, le quatorzième jour du cinquième mois de l’an 000889 de la Vraie Lumière (14 juillet 1889, ère vulgaire). ALBERT PIKE, 33e.

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